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Centrale thermoélectrique

Définition :

Installation qui a pour but la production d’électricité.

On parle de centrale thermoélectrique car ces installations thermiques ont vocation à produire de l’électricité.

 

Historique :

La première centrale électrique voit le concept, élaboré par Thomas Edison, éclore en 1882, cependant la technologie évolue par exemple avec les travaux sur le courant alternatif (Nikola Tesla). Malgré l’apparition de la notion de centrale électrique, l’utilisation de centrales thermiques pour créer de l’énergie électrique n’est concrétisée qu’en 1950. Ces premières centrales thermoélectriques produisent de l’énergie à partir du processus de combustion de fioul, charbon ou gaz, on parle alors de centrales thermique à flamme.

Il existe différents types de centrales selon le type de combustible fossile utilisé. Elles fonctionnent en général grâce à la vapeur dégagée par le procédé de combustion: cette vapeur actionne une turbine qui, raccordée à un alternateur, transforme cette énergie en

électricité. Dans un premier temps les combustibles peuvent être le charbon, qui est broyé finement puis on y ajoute de l’air sous pression. Les centrales à fioul sont mises à mal par les chocs pétroliers et disparaissent presque entièrement, notamment après celui de 1973.

Transition énergétique :

 

La centrale thermoélectrique a été progressivement abandonnée en raison des chocs pétroliers et avec une prise de conscience graduelle de l’épuisement des ressources fossiles. Finalement, l’argument écologique est un argument récent et pas présent dans tout

les pays. Certains hommes politiques se sont emparés de la question de transition écologique, de ce fait il a été question de transition énergétique, le but étant de réduire les émissions de gaz à effet de serre notamment dans les centrales. C’est dans ce contexte de

réorientation de la politique énergétique vers des moyens de production plus durable, que les centrales thermo-électrique ont été repensées. D’anciens sites ont pu être reconvertis comme la centrale Bouchain en France qui est passé du statut de centrale à charbon à celui de centrale au gaz naturel. Cependant avec les récentes préoccupations quant à la suffisance d’électricité pour l’hiver 2022-2023, une centrale à charbon comme Saint-Avold a été rallumée, faisant débat dans les médias avec une opinion publique plutôt partagée entre le besoin d’énergie pour faire fonctionner l’économie du pays et les différentes convictions environnementales..

 

Impact sur le paysage :

 

La centrale thermoélectrique marque le territoire d’un point de vue géographique par son échelle importante, c’est un complexe qui s’installe souvent dans un espace assez reculé et proche de ressources stratégiques. Le processus chimique marque lui aussi le paysage, on peut observer de loin la vapeur qui s’échappe des cheminées. Ainsi ça impacte le paysage dans sa matérialité, mais également d’un point de vue socio-économique puisqu’il constitue un bassin d’emploi pour les populations locales bien qu’elle soit peu présente dans la périphérie proche de la centrale néanmoins cela attire une population pour faire fonctionner cette centrale, notamment du personnel qualifié qui vient s’installer au alentours en faisant vivre l’économie local.

Bibliographie :

 

- CLÉMENT Daniel « ÉNERGIES RENOUVELABLES ». Encyclopædia Universalis. Consulté le 14 décembre 2023. URL: <https://www-universalis-edu-com.ezpaarse.univ-paris1.fr/encyclopedie/energies-renouvelables/>

- EVRARD Aurélien, Contre vents et marées. Politiques des énergies renouvelables en Europe. Presses de Sciences Po, « Académique », 2013, ISBN :9782724613353. DOI : 10.3917/scpo.evrar.2013.01. URL : <https://www-cairn-info.ezpaarse.univ-paris1.fr/contre-vents-et-marees--9782724613353.htm>

- POINSOT Yves, « La dimension géographique du ménagement des ressources énergétiques renouvelables : le cas français dans son contexte européen », Annales de géographie, 2012/3 (n° 685), p. 287-309. DOI : 10.3917/ag.685.0287. URL : <https://www-cairn-info.ezpaarse.univ-paris1.fr/revue-annales-de-geographie-2012-3-page-287.htm>

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